Archives pour la catégorie Démocratie

PSE/PPE

On entend souvent dire qu’il n’y a plus de différence entre les discours de droite et de gauche. Les personnes qui écrivent cela n’ont probablement jamais lu d’argumentaires des partis. En Europe deux partis principaux s’opposent : le PPE (droite, libéral) et le PSE (gauche, socialiste). La preuve en vidéo que les discours sont opposés :

 sur la relance :
http://www.dailymotion.com/visited/user/PartiSocialiste/video/x93yw3_spam-et-arnaque-ou-vrai-plan-de-rel_news

sur la pollution :
http://www.dailymotion.com/user/PartiSocialiste/video/x94bvc_pse-ppe-la-pollution_news

Evidemment il s’agit d’humour, mais le fond n’en reste pas moins vrai…

La campagne électorale du PSE est maintenant bien lancée. Nous attendons toujours les listes de l’UMP (PPE) !

Le taux d’abstention n’est pas un record à battre !

Depuis la création du Parlement, ses pouvoirs ont été renforcés petit à petit. Il est aujourd’hui, dans le monde entier, l’un des Parlements les plus puissants, par rapport au pouvoir exécutif. Pourtant, d’élection en élection, le taux de participation s’est effondré.

Un récent sondage Eurobaromètre prévoit 66% d’abstention au vote de juin 2009, ce qui serait un record : seule une personne sur trois participerait. Ce n’est évidemment qu’un sondage, qui ne se révèlera peut-être pas exact mais qui reste préoccupant. En France, toujours selon le sondage, l’abstention serait de 43%.

 Il y a pourtant de véritables enjeux dans ce vote. Au quotidien, les décisions de l’Europe ont certainement plus d’impact que celle d’une ville ou d’un département. Les sondages révèlent également que l’abstention, et plus largement le désintérêt pour l’Europe, provient d’un manque d’information et de compréhension des institutions. Seuls 16% des citoyens de l’UE peuvent citer la date du vote.

 Il faut espérer que les campagnes électorales créront un intérêt et feront mentir ce sondage pessimiste. Ce Blog a pour principal objectif d’intéresser, au moins les internautes, aux élections européennes. Vous trouverez de nombreuses information sur le fonctionnement des institutions, le déroulement des élections, le rôle du Parlement…

 Votez.

Elections européennes, comment ça marche ?

Vous pouvez trouver dans le blog de nombreux articles et pages sur le fonctionnement des élections européennes. Voici un petit récapitulatif.

 Les élections se déroulent du 4 au 7 juin, selon les pays (le 7 en France métropolitaine, le 6 dans les DOM-TOM). 500 millions d’électeurs sont appelés à désigner les 751 eurodéputés qui siègeront au Parlement de Strasbourg pour 5 ans. Le vote s’effectue par liste, à la proportionnelle, en un tour.

 La France dispose de 72 sièges répartis ainsi (en proportion de la population) :

* Nord-Ouest (Basse-Normandie, Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais, Picardie) : 10

* Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes) : 9

* Est (Alsace, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Lorraine) : 9

* Centre (Auvergne, Centre, Limousin) : 5

* Sud-Ouest (Aquitaine, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées) : 10

* Sud-Est (Corse, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes) : 13

* Île-de-France : 13

* Outre-mer : 3

leuropesereveille.jpgLes élections européennes permettent, à la fois de voter pour élire le Parlement européens et désigner la « couleur politique » du Président de la Commission Européenne (issu de la majorité du Parlement Européen, de la même façon qu’en France le Premier Ministre est issu du groupe politique majoritaire aux législatives).

 Le Parlement Européen est aujourd’hui majoritairement de droite et de centre-droit. L’actuel Président de la Commission Européen, José Manuel Barroso, est issu de cette majorité. Si cette majorité de centre-droit est reconduite le 7 juin, il y a fort à parier que M. Barroso demeurera Président de la Commission.

L’élection européenne de juin 2009 sera la plus grande élection transnationale de l’histoire de l’humanité. 

Ne laissez personne décider pour vous

votez.gifCet article recense un certain nombre de clips vidéo réalisés de part le monde pour encourager à voter. Certains sont en français, d’autres en anglais. La plupart sont assez drôles et méritent le détour. Si ces publicités publiques ne sont pas destinées aux élections européennes, les messages s’appliquent aussi bien !

Ne laissez personne décider pour vous (France, réalisé par BDDP, 2001)

Vous aimez voter… ? (Pays-Bas, réalisé par Publicis, 2006 – en anglais)

Il vote, vous feriez mieux de voter aussi (Roumanie, 2005 – en anglais)

Vous laissez les autres s’exprimer pour vous (Canada, réalisé par DDB, 2003 – en anglais)

Un avenir qui nous ressemblera (France, 2007)

La politique européenne est peu médiatisée, mais c’est une échelle essentielle aujourd’hui. Essentielle, parce qu’elle est capable de réguler des crises sur un continent entier, qu’à un niveau national nous sommes incapables de gérer. Il y a différents modèles de société proposés par les partis européens. A vous de choisir. Votez.

toureiffeleurope.jpg

PSE : mode d’emploi

banniere.jpgFondé en 1992, le Parti socialiste européen rassemble au Parlement de Strasbourg les 33 partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes des pays de l’Union européenne.

Le Président et les vices-présidents du PSE sont élus lors des Congrès. Le PSE comprend notamment deux organisations en son sein : ECOSY pour la jeunesse et PSE Femmes pour défendre les droits des femmes.

Les programmes du PSE s’axent autour de dix grands principes parmis lesquels :  « Droits et devoirs pour tous » ; « Le plein emploi » ; « En finir avec l’exclusion : une société solidaire » ; « Egalité des droits entre hommes et femmes » ; « Dialogue social » ;  »Sociétés durables, le défi des changements climatiques » ; « Une Europe active pour les citoyens »…  

Ces points sont détaillé dans Le Manifeste, le programme du PSE pour les élections européennes de 2009. Vous pouvez le lire en cliquant ici.

Si le PSE est pour l’instant minoritaire au Parlement européen, les partis qui en sont membres sont au pouvoir en Espagne, au Portugal, en Hongrie, en Grande-Bretagne et en Slovaquie ; et dans des coalitions au pouvoir en Allemagne, aux Pays-Bas, en Estonie, en Slovénie, en Autriche, en Bulgarie, en Roumanie et au Luxembourg.

Dans l’actuel Parlement (élu en 2004), le PSE représente 200 sièges sur 732, contre 268 pour le PPE-DE (libéral conservateur). En 2004 le PSE a fait un très bon score en France avec 40% des voix contre 22% pour le PPE-DE (représenté par l’UMP).

La victoire des Démocrates aux Etats-Unis encourage le PSE à redoubler d’efforts pour les européennes de 2009, compte tenu de la situation sociale dramatique et de la gestion inefficace de l’économie par les ultra-libéraux.

Temps de travail : le Parlement européen s’oppose au tout-libéral

hipi.pngLes media français parlent peu du travail des eurodéputés. Pourtant le Parlement européen vient de montrer courageusement son attachement au social et son rejet du tout-libéral.

Le 19 décembre, il s’est opposé avec une très large majorité à la proposition de directive sur le temps de travail défendu par Xavier Bertrand (représentant la Présidence française de l’Union). En plus du Parti Socialiste Européen -minoritaire – même les eurodéputés UMP ont voté contre, claque pour le gouvernement français et M. Sarkozy…

Le projet de directive de M. Bertrand visait à définir les garanties minimales sur le temps de travail pour les 27 Etats membres de l’Union Européenne. Mais ces garanties étaient si légères et tellement minimales qu’elles auraient pu ouvrir la porte à des regressions sociales très fortes.

La proposition, validée par le Conseil des ministres de l’Union, a donc été largement rejetée par le Parlement européen. Qu’arrive t-il dans ces circonstances ? En cas de désaccord, une procédure de conciliation est lançée, visant à trouver un compromis entre la position des Etats (Conseil des ministres) et celle des eurodéputés (Parlement). Mais si aucun accord n’est trouvé, c’est le Parlement qui a la voix définitive : en ce cas le texte ne pourra pas entrer en vigueur et c’est l’ancien texte qui restera en application.

La parité au Parlement européen

Si la part des femmes dans les élus du Parlement européen reste insuffisante (un peu plus de 30%), le pourcentage de femmes élues est bien plus important que dans les Chambres parlementaires françaises :

Part des femmes dans les élus du Sénat en France : 22%

Part des femmes dans les élus de l’Assemblée Nationale : 19%

Part des femmes dans les élus du Parlement européen : 30%

 (à titre de comparaison, il y a 17% de femmes au Congrès américain)

Dans les bons élèves on trouve les eurodéputés de Suède (58% de femmes), du Luxembourg (50%) et de France (44%). Des efforts restent évidemment à faire pour réduire cette inégalite homme/femme dans la représentation publique. Toutefois le Parlement européen a un taux de femmes élues plus élevé que dans la plupart des pays européen. Une tendance à poursuivre pour les élections de juin 2009 !

L’Union européenne est une démocratie

L’affiche ci-dessous a été éditée par le Mouvement européen. Comme tous les messages « choc », celui de l’affiche est efficace, bien qu’un peu réducteur.

Si l’affiche est un peu caricaturale, il n’en reste pas moins vrai que nous avons la chance de vivre dans une démocratie, et ne pas voter est le meilleur moyen de la faire s’écrouler…

mouv.jpg

L’Europe est souvent critiqué pour son « déficit démocratique », et c’est vrai que son fonctionnement pourrait largement être amélioré. Mais l’Union n’en reste pas moins une grande démocratie, complexe, parce que chaque pays européen a une conception différente des pratiques démocratiques.

Votez.

Hubert Védrine et l’Europe

L’année dernière, Hubert Védrine, ancien Ministre des Affaires étrangères, a prononcé une conférence sur l’Union européenne au Forum de Paris (Palais de l’UNESCO). Hubert Védrine y fait un court résumé de l’histoire de la construction européenne pour en arriver à l’état actuel et aux perspectives de relance. Quelques extraits de ses analyses sur la démocratie européenne actuellement, et la nécessité de réformer les institutions de l’Union :

portrait.jpg« (Dans les années 80/90) on commence alors communément à parler de « déficit démocratique ». C’est à la fois faux – ce sont bien des gouvernements démocratiques qui décident – et vrai – les citoyens se sentent dépossédés car il leur semble que ceux pour lesquels ils votent n’ont plus de pouvoir et parce que le parlement européen ne parvient pas à remplacer les démocraties nationales. [...]

 Il n’y a quasiment plus en Europe de vrais-anti-européens même si il y a beaucoup d’européens tièdes, prudents, désabusés, ou devenus sceptiques.  [...]

Aujourd’hui le blocage le plus évident porte sur les perspectives institutionnelles. Les institutions fonctionnent mais il n’y a pas consensus sur la suite. [...]

L’opinion européenne, dans son ensemble, comprendrait mieux l’utilité de cette réforme institutionnelle si elle apparaissait indispensable à la mise en œuvre de nouvelles politiques ou de nouveaux grands projets européens et non pas comme une fin en soi. On peut imaginer la séquence suivante : 
1) Annonce de la pause sur les élargissements ;
2) Annonce de projets et de politiques nouvelles (énergie écologie, gestion économique de la zone euro, etc …)
3) Traité institutionnel simplifié ratifié par les Parlements ;
4) « Acte unique » de projets. (en référence à l’acte unique de Jacques Delors) [...]

Mais tout cela nous n’y parviendrons pas par des incantations, ni en nous émouvant sur les étapes glorieuses de la construction européenne. Nous y parviendrons si les Européens refusent d’être les simples spectateurs d’un monde multipolaire qui se ferait sans eux et chacun faisant un compromis sur l’identité et les limites de l’Europe, sur l’organisation du pouvoir et de la démocratie en Europe, sur le rôle de celle-ci dans le monde et si du coup, la réforme institutionnelle parait la condition logique de cette ambition et non une fin en soi. Je crois que c’est indispensable. Je crois aussi que c’est possible, sinon je ne serais pas ce soir parmi vous. « 

Pour lire la conférence dans son intégralité, le site d’Hubert Védrine : http://www.hubertvedrine.net

Quand le Parlement défend nos libertés fondamentales…

Dans l’ombre des Traités anti-démocratiques 

Dans l’anonymat complet, plusieurs pays européen -dont la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Autriche et d’autres- ont signé en 2005 le Traité de Prüm qui entre en application cette année 2008. Cette ratification s’est faite en dehors de la juridiction européenne : le Traité de Prüm, à sa signature, n’avait rien à voir avec l’Union européenne. Il a donc été signé sans consultation ni des Parlements nationaux ni du Parlement européen. Les chefs d’Etat ont voulu signer cela dans le secret le plus total : aucun journal n’en a parlé.

untitled.bmp Pourquoi un tel secret ? Parce que ce Traité prévoit l’échange de données génétiques (ADN), digitales et d’immatriculation entre les pays signataires. Il renforce le contrôle des visas pour traquer les immigrés « illégaux » et autorise la surveillence préventive de personnes jugées arbitraitrement « à risque » (lutte anti-terroriste). De quoi inquiéter l’opinion publique si le Traité avait été signé dans le cadre l’Union européenne, ce qui aurait nécessité des débats démocratiques au Parlement et médiatisé le Traité de Prüm. Les chefs d’Etat ont donc préféré l’ombre et le secret pour ce traité sécuritaire.

Dérives

Le plus grave c’est que ce Traité est trop vague et permet trop de choses. Il ne définit pas le terrorisme. Donc chaque Etat interprète comme il veut ce mot et peut ainsi légalement surveiller n’importe qui à titre préventif. Amnesty International a ajouté que la lutte anti-terroriste implique de surveiller des gens qui n’ont encore rien fait, c’est à dire qui sont innocents, d’où la nécessité de bien définir les conditions pour se livrer à une telle surveillance. Cela peut mener à de nombreuses dérives. Et le Traité de Prüm ne prévoit aucune sanction en cas de violation grave ou utilisation abusive.

Défendre les libertés individuelles

En 2007 le Traité a été rattaché à l’Union européenne. Le Parlement s’est alors saisi du dossier : la défense des libertés des citoyens fait partie de son rôle. Il a dénoncé le fait que le Traité ait été signé hors de l’UE, s’inquiétant de cette Europe sécuritaire qui se met en place sans passer par la case démocratie. « Il a été préparé en dehors de tout cadre démocratique » a déploré Martine Roure, vice-présidente socialiste du Parlement. Le Parlement a exigé une meilleure définition du mot « terrorisme », que soient mieux définies quelles données personnelles peut être communiquées d’un pays à l’autre et que les citoyens soient mieux protégés contre les abus. De plus l’actuel Traité n’oblige pas les pays à détruire les informations personnelles après qu’une enquête soit terminée : le Parlement a demandé à ce que la durée maximum de rétention de l’information soit de deux ans.

Martine Roure : « Nous ne voulons pas que le maintien de l’ordre ou de la sécurité intérieure suffise [à tout justifier]« 



Le Blog Europe2009, indépendant, a pour but de vous informer sur les élections européennes de juin 2009 et ses enjeux. Il veut participer à renouer le lien entre les citoyens et les institutions européennes en expliquant leur fonctionnement. Bonne lecture… et votez !

N’hésitez pas à laisser des commentaires ! Ce blog est un espace de débat.

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