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Ne laissez personne décider pour vous

votez.gifCet article recense un certain nombre de clips vidéo réalisés de part le monde pour encourager à voter. Certains sont en français, d’autres en anglais. La plupart sont assez drôles et méritent le détour. Si ces publicités publiques ne sont pas destinées aux élections européennes, les messages s’appliquent aussi bien !

Ne laissez personne décider pour vous (France, réalisé par BDDP, 2001)

Vous aimez voter… ? (Pays-Bas, réalisé par Publicis, 2006 – en anglais)

Il vote, vous feriez mieux de voter aussi (Roumanie, 2005 – en anglais)

Vous laissez les autres s’exprimer pour vous (Canada, réalisé par DDB, 2003 – en anglais)

Un avenir qui nous ressemblera (France, 2007)

La politique européenne est peu médiatisée, mais c’est une échelle essentielle aujourd’hui. Essentielle, parce qu’elle est capable de réguler des crises sur un continent entier, qu’à un niveau national nous sommes incapables de gérer. Il y a différents modèles de société proposés par les partis européens. A vous de choisir. Votez.

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Enjeux du budget européen : 2 les dépenses

Avant de lire cet article, lisez la première partie : construction du budget

Les dépenses du budget européen se déclinent en trois types :

- les dépenses de fonctionnement (pour financer le Parlement, la Commission, les Conseils, la Cour de justice etc.)

- les dépenses opérationnelles obligatoires (DO) : pour financer ce qui est prévu dans les traités, par exemple la Politique agricole commune, PAC.

- les dépenses opérationnelles non-obligatoires (DNO) : pour financer les actions, les politiques, de l’Union (politique de cohésion sociale, culture, recherche, formation, environnement etc.). Ces dépenses, qui permettent de financer les politiques européennes, sont gérées par le Parlement européen.

Comment se répartit le budget ?

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On y remarque dès le premier coup d’oeil certaines répartitions pour le moins « étranges » : 1% pour la citoyenneté, les libertés, la justice et la sécurité contre presque 32% pour l’agriculture, alors que les agriculteurs représentent une part peu importante de la population européenne. Même si l’aide aux agriculteurs peut demeurer un bon outil, la Politique Agricole Commune (PAC) semble tout de même dépassée et engloutit une bonne partie des recettes (un tiers) qui pourraient financer une véritable politique sociale…

Les enjeux du budget européen : 1 la construction

C’est notre argent, celui des habitants des 27 Etats membres de l’Union, qui constitue le budget européen. Et en retour, nous bénéficions tous des actions financées par l’Europe. Je vous propose donc un point sur le budget européen. En 2009 il est prévu à 134 milliards d’euros (3% d’augmentation). Dans ce premier article nous allons nous attacher à la construction du budget.

D’où provient l’argent du budget européen ?

- des « ressources propres » (droits de douanes, taxes sur les importations) : 15% des recettes

- de la TVA : 15% des recettes

- des amendes aux entreprises ou Etats qui ne respectent pas la loi européenne : 1% des recettes

- des contributions que chaque Etat membre doit verser : 69% des recettes

L’enjeu principal repose donc dans les contributions des Etats calculées en fonction de leur RNB (revenu national brut : les recettes de l’Etat). Plus un pays a de recettes (impôts etc) plus il verse une contribution importante au budget européen. Toutefois ces contributions sont dérisoires, presques insignifiantes. Le budget européen de 2008 équivaut à 0,7% du RNB de tous les Etats membres. Cela veut dire que le budget européen est égal à 0,7% du total de tous les budgets des Etats membres. L’UE fonctionne donc avec des moyens dérisoires en comparaison avec les budgets nationaux… Le budget de l’UE est de 134 milliards d’euros, contre 356 milliars pour le budget français, 271 pour l’Allemagne… Il représente 1% du PIB européen (produit intérieur brut) c’est-à-dire presque rien. Et c’est bien là tout le problème. Nous n’aurons jamais une Europe efficace, menant de vraies politiques sociales tant que son budget sera si faible.

Lire la suite : comment se répartissent les dépenses.

PSE : mode d’emploi

banniere.jpgFondé en 1992, le Parti socialiste européen rassemble au Parlement de Strasbourg les 33 partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes des pays de l’Union européenne.

Le Président et les vices-présidents du PSE sont élus lors des Congrès. Le PSE comprend notamment deux organisations en son sein : ECOSY pour la jeunesse et PSE Femmes pour défendre les droits des femmes.

Les programmes du PSE s’axent autour de dix grands principes parmis lesquels :  « Droits et devoirs pour tous » ; « Le plein emploi » ; « En finir avec l’exclusion : une société solidaire » ; « Egalité des droits entre hommes et femmes » ; « Dialogue social » ;  »Sociétés durables, le défi des changements climatiques » ; « Une Europe active pour les citoyens »…  

Ces points sont détaillé dans Le Manifeste, le programme du PSE pour les élections européennes de 2009. Vous pouvez le lire en cliquant ici.

Si le PSE est pour l’instant minoritaire au Parlement européen, les partis qui en sont membres sont au pouvoir en Espagne, au Portugal, en Hongrie, en Grande-Bretagne et en Slovaquie ; et dans des coalitions au pouvoir en Allemagne, aux Pays-Bas, en Estonie, en Slovénie, en Autriche, en Bulgarie, en Roumanie et au Luxembourg.

Dans l’actuel Parlement (élu en 2004), le PSE représente 200 sièges sur 732, contre 268 pour le PPE-DE (libéral conservateur). En 2004 le PSE a fait un très bon score en France avec 40% des voix contre 22% pour le PPE-DE (représenté par l’UMP).

La victoire des Démocrates aux Etats-Unis encourage le PSE à redoubler d’efforts pour les européennes de 2009, compte tenu de la situation sociale dramatique et de la gestion inefficace de l’économie par les ultra-libéraux.

Taux directeurs de la BCE, késako ?

Depuis le début de la crise économique, nous entendons les politiciens réclamer que la Banque centrale européenne baisse ses « taux directeurs » ce qu’elle refuse souvent. Et parfois, comme la semaine passée, nous entendons les media nous dire que contre toute attente la BCE a baissé ses taux directeurs. Comme tout cela relève de jargons économiques, et que tout cela est rarement expliqué, je vous propose une petite analyse.

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Chaque banque centrale définit des taux directeurs dans son pays (la FED aux Etats-Unis, et la BCE en Europe notamment). Via la politique monétaire, la banque centrale peut ainsi influer sur l’économie entière. Pour simplifier, les taux directeurs définissent le taux d’intérêt, le coût de l’argent : l’intérêt à rembourser quand on emprunte à la banque, l’intérêt que la banque vous verse quand vous lui confiez votre argent. La banque centrale peut ainsi influer sur le crédit, l’épargne, l’investissement ainsi que sur le chômage et l’inflation.

Que se passe t-il si la banque centrale maintient ses taux directeurs élevés ? C’est ce que la BCE fait le plus souvent car cela relève de l’idéologie libérale. Comme les taux d’intérêts des banques sont importants, les habitants demandent peu de crédits, ils préfèrent épargner. Il en va de même pour les entreprises qui investissent moins. Cela permet de lutter contre l’inflation (la hausse des prix) car il y a peu de circulation monétaire et peu de création de monnaie. En retour cela freine l’activité économique car on investit peu, et donc le chômage persiste.

Baisser les taux directeurs relève davantage de la politique keynésienne des partis sociaux-démocrates. En réduisant les taux d’intérêt, l’épargne est moins intéressante, donc particuliers comme entreprises empruntent, investissent et consomment davantage. Cela permet de développer l’activité économique et donc de lutter contre le chômage. En retour cela peut renforcer l’inflation (la hausse des prix).

En temps de crise, la baisse des taux directeurs est indispensable pour relancer l’économie. Il est curieux de voir des hommes politiques libéraux appeler la BCE à le faire. Il s’agit pourtant d’une nouvelle preuve de l’inefficacité du capitalisme non régulé qui crée des crises, et qui appelle le keynésianisme pour les régler.

Pour la paix au Proche-Orient

mediumcartegaza.jpgLe Président du Parti Socialiste Européen, M. Rasmussen, a écrit une lettre ouverte à M. Ehud Barak, Ministre de la Défense israélien et leadeur du Labour Party. Cette lettre demande à Israël de mettre fin immédiatement aux opérations militaires et à l’invasion au sol. Même si le Hamas porte une lourde responsabilité dans le déclenchement de la crise actuelle, les opérations israéliennes, qui ont déjà causé plus de 600 morts civils à Gaza, constituent une réponse disproportionnée. M. Rasmussen, au nom du PSE, condamne les tirs de rocket du Hamas comme l’invasion au sol menée par Israël. « Aucune opération militaire n’apportera jamais de solution à l’insécurité dans et autour de Gaza. Seul un compromis politique mettant Israël et la Palestine d’accord pourra amener la paix et la sécurité » a t-il écrit dans la lettre.

Le risque de la guerre est le suivant : l’invasion d’Israël ne peut que renforcer les haines. Même si Israël parvenait à réduire les terroristes du Hamas au néant, les dramatiques pertes humaines collatérales ne ferait à long terme que grossir les rangs des mouvements terroristes déterminés à détruire Israël. Cette guerre ne peut être qu’un coup d’épée dans l’eau. Au vu du nombre de victimes, d’enfants tués, de familles détruites à jamais, la situtation ne pourra s’améliorer de cette façon.

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Enfin, M. Rasmussen appelle Israël à respecter les règles internationales concernant les zones de guerre. L’interdiction faite aux journalistes de s’approcher des conflits comme l’impossibilité d’acheminer l’aide humanitaire internationale, pèseront dans les choix politiques de l’Union européenne. Israëliens comme Palestiniens ont le droit de vivre en paix. Même si cette solution semble s’éloigner, il n’y a que la diplomatie qui puisse apporter la sécurité à long terme.

Réguler les marchés financiers

Fin décembre, les trois principaux responsables du Parti socialiste européen ont fait part de leur défiance envers le Commissaire européen au marché intérieur et aux services, Charlie McCreevy. Membre de la Commission, M. McCreevy a été chargé de mettre en place au niveau européen des instances de régulation des marchés financiers pour éviter qu’une crise économique comme celle que nous avons connu ne puisse se reproduire à l’avenir. De façon pratique, « réguler les marchés » signifie que les acteurs (grands financiers, actionnaires, entreprises…) ne sont pas libres de faire ce qu’ils veulent, un organe public est chargé de contrôler leurs transactions. La régulation des marchés se heurte donc frontalement au néo-libéralisme. Il était à craindre que la Commission européenne, libérale, tente de limiter les dispositifs de régulation que le Parlement souhaitait mettre en place, à l’unanimité.

27963schulz0711062130.jpgAussi, M. Rasmussen (Président du PSE), M. Schulz (Leader des eurodéputés socialistes) et Mme Berès (Présidente de la commission des affaires économiques au Parlement) ont annonçé avoir perdu toute confiance en M. McCreevy pour la régulation des marchés financiers. Etant donné les derniers scandales financiers, le contrôle des marchés est un impératif pour le PSE. Mais suite à plusieurs déclarations de M. McCreevy, le PSE a ses raisons de penser que la Commission cherche à éviter la mise en place d’outils de régulation. Il exige que le souhait du Parlement européen soit respecté.

A l’heure où les transactions financières sont totalement mondialisés, et où le continent européen concentre 50% des échanges économiques, l’Union européenne est l’échelle idéale pour agir sur les marchés financiers. Pour une Europe sociale, soutenez le PSE.

L’Europe et le Proche Orient

gaza3.jpgComme nombre de guerres dans le monde, le conflit israélo-palestinien trouve ses origines… en Europe. Nos pays, notamment la Grande-Bretagne, et dans une moindre mesure la France, portent une large responsabilité historique dans ce conflit.

Aujourd’hui tout porte à croire que le conflit entre Israël et le Hamas palestinien est devenu une véritable guerre. Après plusieurs jours de bombardements, le nombre de morts s’éleverait à plus de 400 dans la bande de Gaza. L’opinion publique devient de plus en plus extrêmiste : 95% des Israéliens soutiennent les bombardements quand le Hamas parvient à mobiliser de plus en plus de monde, affaiblissant l’Autorité palestinienne et le Fatah.

Alors que cette guerre semble conduire Israéliens et Palestiniens droit dans le mur, l’Union européenne se doit d’intervenir dans ce conflit qui se déroule à ses portes, et qui a de larges répercutions dans les pays européens qui ont tous des minorités israéliennes et palestiniennes. Alors que Barack Obama et les Etats-Unis se sont enfermé dans un mutisme fuyant, l’Union européenne a les moyens, la puissance et la capacité d’agir, si la volonté est là.

La condition pour que l’Europe agisse dans le monde est qu’elle soit forte et unie. Aucun pays européen seul n’est assez puissant aujourd’hui pour prétendre à la régulation des conflits mondiaux. Les Européens doivent savoir s’unir, et parler fort ensemble. La langue de bois européenne provient de nos trop grandes divisions et surtout de l’affaiblissement des institutions de l’Union (quelle légitimité a un Parlement élu avec autant d’absention ?). Jusqu’ici l’Union européenne s’est essentiellement contentée de financer de l’aide humanitaire au Proche-Orient et de la reconstruction. Alors que les Etats-Unis sont totalement défaillants dans leur politique étrangère, c’est l’heure pour l’Europe de s’imposer dans le monde.

La partie internationale des programmes des listes pour les européennes de 2009 doit peser dans nos choix.

Temps de travail : le Parlement européen s’oppose au tout-libéral

hipi.pngLes media français parlent peu du travail des eurodéputés. Pourtant le Parlement européen vient de montrer courageusement son attachement au social et son rejet du tout-libéral.

Le 19 décembre, il s’est opposé avec une très large majorité à la proposition de directive sur le temps de travail défendu par Xavier Bertrand (représentant la Présidence française de l’Union). En plus du Parti Socialiste Européen -minoritaire – même les eurodéputés UMP ont voté contre, claque pour le gouvernement français et M. Sarkozy…

Le projet de directive de M. Bertrand visait à définir les garanties minimales sur le temps de travail pour les 27 Etats membres de l’Union Européenne. Mais ces garanties étaient si légères et tellement minimales qu’elles auraient pu ouvrir la porte à des regressions sociales très fortes.

La proposition, validée par le Conseil des ministres de l’Union, a donc été largement rejetée par le Parlement européen. Qu’arrive t-il dans ces circonstances ? En cas de désaccord, une procédure de conciliation est lançée, visant à trouver un compromis entre la position des Etats (Conseil des ministres) et celle des eurodéputés (Parlement). Mais si aucun accord n’est trouvé, c’est le Parlement qui a la voix définitive : en ce cas le texte ne pourra pas entrer en vigueur et c’est l’ancien texte qui restera en application.

La parité au Parlement européen

Si la part des femmes dans les élus du Parlement européen reste insuffisante (un peu plus de 30%), le pourcentage de femmes élues est bien plus important que dans les Chambres parlementaires françaises :

Part des femmes dans les élus du Sénat en France : 22%

Part des femmes dans les élus de l’Assemblée Nationale : 19%

Part des femmes dans les élus du Parlement européen : 30%

 (à titre de comparaison, il y a 17% de femmes au Congrès américain)

Dans les bons élèves on trouve les eurodéputés de Suède (58% de femmes), du Luxembourg (50%) et de France (44%). Des efforts restent évidemment à faire pour réduire cette inégalite homme/femme dans la représentation publique. Toutefois le Parlement européen a un taux de femmes élues plus élevé que dans la plupart des pays européen. Une tendance à poursuivre pour les élections de juin 2009 !


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Le Blog Europe2009, indépendant, a pour but de vous informer sur les élections européennes de juin 2009 et ses enjeux. Il veut participer à renouer le lien entre les citoyens et les institutions européennes en expliquant leur fonctionnement. Bonne lecture… et votez !

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